SIV pas pour moi

avec adrénaline…

Malheureusement tu n’y pourras pas grand chose malgré les entrainements. C’est physiologique, tu dois avoir un dérèglement de l’oreille interne.
Tout ce que tu peux faire c’est faire de grandes inspirations et expirations rapide pour ventiler et cadencer tes 3-6 de manière à casser le rythme, ça pourra peut être retarder le phénomène.
Tu devrais peut être aussi essayer la SAT, en général on supporte beaucoup mieux cette manoeuvre que les 3-6 face planete.

oui l’oreille c’est cohérent avec mes douleurs et autres accouphènes… la sat? boarf faudrait apprendre et pas envie de jouer à ça tout seul… au pire j’ai les 360 aux grandes oreilles accélérées… ça me “fatigue” un peu mais pas de narco… donc je m’en contenterai si besoin… :wink:

Une fois dedans oui… Mais quel intérêt ici ? Une sat, ça descend pas grand chose…

Sa descend et ça lui permettrait de savoir s’il supporterait mieux.

Pour voir si c’est la descente ou les G qu’il ne supporte pas !

ni l’un ni l’autre c’est le mouvement… je ne saurais pas expliquer le comment du pourquoi… c’est une forme de mal de mer… ça me le fait aussi en wing-over mais il en faut beaucoup pour que ça commence à faire effet et c’est trés léger…

C’est tellement une notion que j’arrive pas à appréhender …
Je n’ai pas le mal de mer ni le vertige, ni la peur du vide, j’ai beau essayer d’imaginer, je ne parviens pas à envisager ce que ça fait.

narcolepsie du mal de mer : une fatigue quasi instantannée et extreme; une molesse affreuse; puis une perte totale du tonus musculaire; puis tu sombre dans un sommeil irrésitible, tu t’éfondre comme si t’avais 10 wiskies dans le sang… tu ça en qques secondes pour ma part en 360 engagés… et en 1h sur un bateau par mer CALME… bien plus vite (qques minutes) si mer agitées… par contre je vomi pas…

Si tu supportes mieux quand tu fais des wing, c’est justement parce que le rythme est fractionné par les inversions des virages, contrairement à une rotation en 3-6 qui elle est continue, plus ou moins progressive et “linéraire”.
ton oreille interne détecte le mouvement et se régule en conséquence, mais la fréquence et la régularité du mouvement lui rappel sa (ta) limite de tolérance.

En bâteau, tu à remarqué si ça te le faisait en gite ou en tangage ?

heuuuuu non… pas possible… trop mal…

Ça peut etre pratique si tu as des troubles du sommeil!

Bon essaie déjà de faire des 3-6 en variant leur rythme et inclinaison. Ca sera pas joli, mais au moins ça permettera de voir si ça peut arranger la situation.

boarf… les autres moyens de descentes me suffisent… c’était juste upour dire à propos du sujet du fil que même si je voulais (le SIV) je pense que je ne pourrais pas… mais que de toute façon je ne veut pas vraiment… m^me si ça me fais un peu culpabiliser… enfin voilà quoi…

oui de façon définitive… :mdr: :mdr:

Culpabiliser, il ne faut point padaouane. Connaître, accepter et exploiter utilement ses limites sont les preuves d’une grande sagesse.
Sur la voie de la raison, perdurer tu dois et Jedi un jour tu seras !
:sors:

il n’y a pas si longtemps j’ai entendu parler d’une histoire d’oreille interne qui fonctionnait mal
la femme avait des nausées et était vraiment patraque
le médecin lui a dis d’aller voir un ostéo réputé

le gars l’a fait assoir et au moment ou elle ne s’y attendait pas il lui a coller une baffe énorme sur le coté
ça lui a couté 50€ et elle n’a plus de problème

je te fais la baffe à 30€ dernier prix
:mdr:

Risqué, si ça marche pas le gars il perd sa baraque et son droit d’exercer…

VPPB : Vertiges Paroxystiques Positionnels Bénins
Je vous laisse googler.

J’ai donné et c’est pas marrant, j’ai passé plusieurs mois à ne pas pouvoir marcher droit, à avoir des nausées, fatigue, etc… Ca a fini par passer, une combinaison de simplement laisser le temps au temps et de “rééducation vestibulaire” chez un kiné spécialisé (la manoeuvre brutale évoquée ci-dessus étant ineffective chez moi).

Y’a des formes plus sévères et chroniques, comme la maladie de Mesnières.

Une bonne chose dans cette histoire: j’ai fouillé un peu pour comprendre le fonctionnement de l’oreille interne et c’est absolument fascinant de complexité mitigée par l’excellence d’un design élégant. L’ingénieur que je suis tire son chapeau à Dame Nature. :pouce:

Les stages SIV, c’est LE PIED et du stress en même temps.

J’avais 100 vols au compteur à la mi-juin 2009 lors de mon 1er SIV (Victor Sebe / Grands Espaces d’Annecy) et je venais d’encaisser deux vilains sketchs fin avril, il y avait urgence à apprendre des trucs un peu hors normes.
L’approche du 3-6 s’est faite en douceur et sans angoisse, par contre l’autorot… terrifiant.

Après une saison de vol en montagne, nouveau SIV mi-octobre, une seule journée. L’autorot était toujours aussi terrifiante mais je me curais carrément le nez en gérant toutes sortes de fermetures.

J’avais gagné 3 jours de SIV avec David Eyraud (Passagers du Vent / Annecy) au Raid Chamois 2009, j’ai racheté la part de Corinne et j’ai fait le stage parce qu’ayant changé de catégorie de voile cela me semblait indispensable. Quel panard mes aïeux ! J’ai appris des tas de choses, acquis beaucoup plus de précision et je suis allée au décrochage (mon 350ème vol). La veille, je m’étais dégonflée et je n’avais pas fait l’autorot, j’étais abreuvée de honte et je rasais les murs. C’est pour ça que le lendemain j’avais décidé de me botter le cul et de faire 3 tours. J’en fis 4 mais c’est toujours aussi terrifiant.

J’ai répété X fois les exercices de SIV (sauf autorot et décro) avec toutes les voiles sous lesquelles j’ai volé, notamment sous mon Awak 18. Elle envoie si fort la spirale engagée face planète que cela me fait un voile noir mais je sors normalement, sans me faire peur, avec un vieux mal de tronche et à moitié envie de dégueuler. C’est nettement moins sévère avec l’Artik.

J’aurais voulu refaire un SIV cette année pour mieux étudier le décrochage, sans passer par le barattage infernal avant d’aller chercher la marche arrière, mais fin juin, quand David m’a dit avoir une place, je partais pour l’Airtour, puis je me suis cassée en août. Ce sera pour 2012.

Ce n’est pas avec un SIV qu’on apprend à voler. Les vols sont très brefs et très intenses, ils exigent une concentration maximale et beaucoup de sang-froid, en même temps qu’une totale confiance dans l’instructeur qui donne les ordres à la radio. Cela fait beaucoup et on peut parfois atteindre ses limites, j’ai vu des stagiaires complètement épuisés le soir.
C’est également stressant parce qu’on se jette quand même dans la gueule du loup, mais en même temps le briefing du matin permet de gérer ce stress, on répète en les mimant les exercices qu’on va faire, on sait ce qui va se passer et une fois en situation la concentration est totale, on y va et on s’applique. En principe… parce que les stagiaires ont des niveaux très disparates, pour certains c’est carrément trop tôt dans leur progression.
Le psychisme compte énormément.

J’ai retrouvé avec le parapente des moments très violents pour le psychisme déjà connus en alpinisme par gros mauvais temps et dans des passages très difficiles ou très exposés, en compétition moto sur le mouillé, à skis sur des neiges ignobles dans des pentes trop raides. Dans un stage SIV, on ne risque pas sa peau ni même ses os, il est donc inutile d’avoir la trouille.
En parler et être en situation sont deux choses très différentes et, pour m’être une fois lamentablement dégonflée, je peux comprendre que certains pilotes puissent salir leur fond de culotte par l’intérieur.

On vole quand même beaucoup mieux après avoir appris en SIV des manoeuvres pour sortir de situations exotiques, bref on fait d’énormes progrès au fil de ces tout petits vols de rien du tout et très intenses.
On apprend aussi beaucoup en visionnant les vidéos, les nôtres et celles des autres, c’est très pédagogique.

A mon avis, tant qu’on n’est pas d’un niveau élevé, il est judicieux de faire un petit SIV de temps en temps - disons tous les deux ans - pour se mettre à jour et affiner la technique sous l’oeil avisé d’un expert. Pour les néophytes, un premier SIV permet de s’étalonner, c’est une sorte de passage initiatique.
Mieux connaître sa voile et mieux se connaître, c’est important pour voler en sécurité en se faisant plaisir.

Salut et fraternité*

:grat:
Je me suis quand même fais la réflexion qu’une fois que l’on avait vaincu la trouille, toutes ces manœuvres étaient assez faciles en air calme ( avec mon Envy2 )
Se faire une bonne asymétrique qui par en grosse autorot doit être sacrément plus difficile a récupérer si elle est due a une aérologie plus que pourrie. Car dans ce cas quand tu essaye d’en sortir il y a de forte chance que l’aérologie soit encore au moins aussi pourrie et donc que le sketch risque fort de se répéter. :mrgreen:
Comme l’histoire récente des 360 aux oreilles du vautour. C’est facile en théorie, mais le jour ou tu en a vraiment besoin, c’est une autre histoire.

mais bon, si j’ai tout compris, le truc c’est d’apprendre les bons réflexes pour essayer d’en sortir