Prendre une sellette pour baudrier est super dangereux pour moi, le baudrier à une fonction bien précise et il ne faut pas tout mélanger.
Je suis un adepte du style alpin dans toutes mes pratiques. On prend juste ce qu’il faut mais on prend du matériel adapté, il ne faut pas trop déconner non plus.
A partir à poil, on va au-devant de belles surprises. Je suis surpris par la course à la “nudité” en montagne, tant qu’il fait beau, tout va bien mais quand cela va se mettre à partir en couille et faut pas rêver la question n’est pas “si” mais bel est bien “quand”, il faut être un mini préparé tant d’un point de vue matériel que de compétences pour savoir s’en servir.
Il n’ a pas que la facette financière au mot investissement dans une activité. Et un vol rando, ce n’est pas du parapente en montagne, mais de la montagne en parapente.
Alors je refais un coup de “vieux con” là mais on consomme de l’alpi, de la montagne comme du reste. On fait cela comme si on allait chez Décathlon, on part à minima: matos, bouffe, expérience technique mais on embarque la GoPro et vite on passe à la caisse en pensant que la carte bleue achète l’expérience et que pour le reste, pas de pbs, on a fouillé tous les site web du monde alors on est forcément prêts.
On refuse de prendre le temps, de se former car certains extraterrestres ont montré que c’était possible mais en général ces extraterrestres ont un joli vécu derrière eux.
C’est sociétal, c’est ainsi, cela s’observe partout et je les observe par paquets de 12 dans mes formations en montagne chaque hiver.
Puis quand cela commence à dérailler, c’est bien drôle à observer. Le vernis de facilité saute et ils se retrouvent en train de cogner leur plafond de verre et sont bien content de pouvoir s’appuyer sur du monde, que ce soit un gars qui passe par là ou les secours.
On est là sur le topic d’Olivier, je n’en fais pas mon bouc émissaire, loin s’en faut. Je suis admiratif de sa condition physique, de son mental.
Mais dans cette vidéo et les discussions qui ont suivi, je relève bien de trucs qui me font tiquer.
On peut se promener sur le fil du rasoir d’une activité quand la maîtrise vraiment, mais appliquer le même comportement à des activités connexes à la pratique maîtrisée, ici de l’alpi pour aller décoller du Mont Blanc, cela mérite plus de réflexions.
Rien que pour la sellette-baudrier: Pour ne pas être emmerdé au niveau des guiboles, la solution est d’avoir les bretelles les plus courtes possibles. Cela aura pour effet de remonter vers la poitrine le point d’ancrage de la corde et en cas de chute d’un camarade ou de forte traction sur la corde de favoriser sa propre chute ou rendre très difficile enrayement de la chute du collègue. Là en plus, la personne étant débutante, la probabilité qu’il s’en mette une en progressant en crampons est bien élevé. Pour une chute en crevasse, déjà qu’il ne faut pas longtemps en suspension dans un baudrier avant de subir des conséquences physiologiques grave , je vous laisse imaginer ce qu’il peut arriver en station debout dans une sellette dont les point d’attaches sont liés au même endroit.
Essayez pour voir, il y a aura de quoi passer un sale quart d’heure au fond de sa crevasse. Je n’aborde même pas le fait qu’il sera quasi impossible de remonter sur corde avec ce genre de baudrier mais vous me direz que c’est pas bien grave car en fait les techniques de remontées sur cordes sont inconnues à notre suspendu. Normal, y’a qu’à marcher pour aller au Mont Blanc.
Aller zou, voilà pour la sellette en tant que baudrier.
Il faut arrêter de banaliser ce que l’on ne connait par peut-être prendre le temps de se former et d’acquérir de l’expérience.